livre « L’amérique d’Obama » d’Hervé de Carmoy, préface d’Alexandre Adler

Disclaimer :
Cet ouvrage a été lu dans le cadre de l’opération Masse Critique, organisé par Babelio. Je remercie les PUF pour l’envoi de ce très bon essai.

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présentation des auteurs

Hervé de Carmoy

Il a publié L’Euramérique aux PUF en 2007.

Alexandre Adler

Né en 1950 à Paris, d’une famille juive dont des ancêtres se sont réfugiés en Turquie (qui était peut-être l’Empire Ottoman à l’époque), à Thessalonique.

Historien de formation (normalien).

Editorialiste successivement à
Courrier International ;
Le Monde (il co-animait avec Jean-Marie Colombani, ancien directeur du journal Le Monde, l’émission de radio « La Rumeur du Monde » sur France Culture avant d’être remplacé par Jean-Claude Casanova)
Le Figaro où il officie toujours actuellement ou jusqu’à récemment.

A la radio il a assuré des chroniques quotidiennes sur
– France Culture jusqu’en juin 2011
– Europe 1 depuis la rentrée 2011

Politiquement il a peut-être commencé maoïste comme sa femme la philosophe Blandine Kriegel ou au moins communiste.

J’ai toujours été fan de la grande culture historique et du monde politique international d’Alexandre Adler.
J’ai lu son « Que sais-je ? » (éditions PUF) sur l’histoire du communisme en URSS.

Adler est aussi le spécialiste des digressions interminables et des comparaisons hasardeuses entre passé et présent. Mais je l’aime comme il est.

Critique rapide du livre d’Hervé de Carmoy et Alexandre Adler, Où va l’Amérique d’Obama ?, Paris, Presses universitaires de France, 2011.

Voici le texte du bandeau : « un diagnostique sévère mais optimiste ».

Je me suis surtout attardé sur la préface d’Alexandre Adler. J’ai préféré le côté historique de l’analyse de la puissance américaine à celle « à chaud » qui est toujours hasardeuse et difficile à faire.

J’ai particulièrement été frappé par la comparaison entre l’Amérique des années 2000 et l’Amérique de la décennie 1970 (présidences Nixon, Ford et Carter jusqu’à la fin de l’année 1980).

On disait les Etats-Unis déclinants dans les années 70 :
– contre-coups de la lourde défaite au Viet-nam ;
– scandale du Watergate qui a contraint Richard Nixon à la démission ;
– perte de l’allié iranien au Moyen-Orient par la révolution islamique de l’Ayatollah Khomeini ;
– Jimmy Carter naïf face à l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS…

Or on les avait enterrés trop vite en 1980. Les années 80 avec le président « téflon » Ronald Reagan, les présidences Bush Sr (victoire éclatante contre l’Irak au Koweit) et surtout l' »exubérance irrationnelle » des années 90 sous Clinton ont montré que « America is back ».

De même, selon Alexandre Adler, il ne faut pas enterrer trop vite les Etats-Unis avec la crise des subprimes.

Les Etats-Unis ont des entreprises innovantes comme Apple.

En conclusion, un livre intéressant, surtout pour sa préface d’Alexandre Adler dont je suis fan.


Où va l'Amérique d'Obama ? – ITW complète de… par PUF

PRIX : 18€
Le prix me parait élevé vu le nombre de page relativement faible.

Je peux offrir ce livre à toute personne sur Grenoble.

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article sur « Où va l’Amérique d’Obama ? » sur le blog des PUF.

conférence sur les services secrets à Sciences Po Grenoble (IEP) organisée par Alpes MUN

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Le conférencier mystère a un nom bizarre que nous n’avons pas retenu.

Le conférencier fait la conférence en anglais et a un gros accent californien.

Il est diplômé de Columbia et a bossé en Asie centrale.
Il parle ouzbek et turkmene (langues turcophones) et probablement le russe.
Il a travaillé comme journaliste à Radio Free Europe (Prague).

I- exemple d’une négociation secrète : la libération de journalistes emprisonnés par la Corée du Nord

Le conférencier parle des journalistes américano-coréens emprisonnés en Corée du nord.

Les journalistes ont eu peur d’être exécuté.

5 mois de prison au final pour les journalistes.

Les 2 journalistes sud coréens ont été libérés grâce à l’intervention comme middleman de la Chine ou moins probablement de la Mongolie (la Corée du Nord et les USA n’ont pas de relations).
Ils ont été « libérés » grâce à l’intervention de Bill Clinton en 2009.
Hillary savait que Bill allait à Pyong Yang ! Elle était State Secretary à l’époque.

La raison de l’arrestation : « Kim Jong Il wanted to meet Bill Clinton! »

autre exemple de négociation secrète :
la libération des infirmières bulgares emprisonnées en Libye sous Khaddafi
crise diplomatique entre la Suisse et la Libye et prise de 2 otages suisses en Libye

– question au conférencier américain : does the US have an official policy not to negociate with hostage takers?
– réponse : no.
(UK and Russia and Algeria usually don’t negociate)

II- les « extraordinary renditions » de la CIA

Black sites en Pologne (sur des bateaux ?), Kosovo (sur un aéroport secret), dans les pays baltes, en Afghanistan, en Jordanie…

Georges W Bush parle de la torture dans ses mémoires (waterboarding)

III- l’Asie centrale

La France et les USA rapatrient du matériel d’Afghanistan via l’Asie centrale et la Russie donc ferment les yeux sur les droits de l’homme en Asie centrale et en Russie.

Le conférencier aborde une fierté française : Bouygues est roi du BTP au Turkménistan.
Résidence du président : 80 millions de $.
Salaire moyen mensuel 40 $

MICE
Money Ideology Compromission Ego = raisons de trahir son pays après avoir été recruté par un officier traitant

Conclusion du conférencier :
les espions sont des caméléons

les négociations secrets sont comme une carte de crédit : il ne faut pas regretter dans 5 ans ce qu’on a cédé dans la négociation.